GENÊTS
PAS LE PLUS GRAND HIPPODROME DU MONDE
............MAIS LE PLUS BEAU !
Texte et Photos : Jean Bougie

Epreuve majeure de cette 131ème réunion, le Prix de Genêts, était dédié à Louis Sauvé, la légende du trot, et Emile Croisil qui, outre ses activités au sein de la société des courses locale, tout autant que de la Fédération de Basse Normandie en tant que commissaire, fut, très longtemps, son bras droit.
A propos de Louis Sauvé, monsieur Alain Pagès (à droite), le gardien du temple historique du trot de Grosbois, se souvenait, jeune, avoir été ébloui et converti à la passion du trot par la victoire du professionnel de Bacilly dans le Cornulier en 1960 associé à Ledollar. Jockey, Louis Sauvé remporta à nouveau le Cornulier en 1957 avec Quérido II, puis en 1977 et 1979 avec Fanacques.

Il est utile de rappeler que dans la polyvalence propre à la filière équine normande et plus particulièrement manchoise, Louis Sauvé fut le naisseur de la jument Viti qui, saillie par l’étalon Almé, né lui tout près, chez Alphonse Chauvin à Montviron, donna naissance à l’étalon Galoubet A, médaille d’or par équipe au Championnats du Monde de saut d’obstacles en 1982 monté par Gilles Bertran de Balanda.

Ce Grand Prix de Genêts fut remporté de bout en bout par Jacques d’Avel drivé par le Manchois Cédric Terry.

Les balances, furent l’occasion de rassembler, pour un instantané mémoriel : le lauréat, entouré des 3 filles de Louis Sauvé, de Mme Croisil et de ses enfants, du Président de la société des courses de Genêts ainsi qu’Alain Pagès qui avait fait le déplacement, avec dans les mains, des archives concernant l’histoire des courses de Genêts.

La Société des courses de Genêts est présidée par Guy Leroy qui a succédé à Jean-Claude Hallais, Guy Hallais, eux aussi originaires de Bacilly, et Louis Sauvé. L’organisation de la réunion annuelle répond à des contraintes techniques et environnementales importantes. En effet, outre celles propres au domaine maritime, il n’existe pas d’adduction d’eau. Si en période normale, l’essentiel est une routine, la canicule avait conduit les organisateurs à prévoir un espace douche pour les chevaux. Pour ce faire, deux citernes d’eau avaient été mises à la disposition des entraineurs.









