RETOUR DE LA BAULE – 2
COUPE DES NATIONS BARRIERE
Sur la cheminée " FRANCE" made in ....." NORMANDIE"
Pour la 11ème fois depuis sa création en 1970, l'équipe de France remporte la Coupe des Nations dont c'était la 38ème édition. Une coupe à la saveur particulière puisque gagnée par une équipe composée de 2 couples quarantenaires aguerris, récemment médaillés olympiques et de 2 autres jeunes, 25 ans à peine ou pas encore. L'un est Normand Julien Epaillard et trois d'entre-eux : avec Julien, Nina Mallevaey et Antoine Ermann sont associés à des chevaux normands. Le 4ème Olivier Perreau a, cerise sur le gâteau, fait naître sa monture.

Une première manche allemande sur toute la ligne
La "Manschaft" présentée par Otto Becker avait fière allure. Dans l'ordre d'apparition sur la piste : André Thieme et sa jument Chakaria, le couple lauréat du GP d'Aix la Chapelle, Sophie Hinners et le Hongre suédois Singclair, a moins capée certes mais 3ème du récent GP d'Aix la Chapelle, Daniel Deusser associé à Otello de Guldenboom le couple vainqueur du GP de La Baule 2025, enfin, Richard Vogel et son "Surcheval" United Touch S, qui remportaient, eux, le 24 mai le GP d'Aix la Chapelle. Là aussi, deux guerriers quarantenaires et deux autres, Hinners et Vogel, âgés de 29 ans.

Les trois premiers réalisèrent un sans faute magistral, le dernier que l'on attendait et qui n'avait pas besoin de faire sauter son cheval, puisque, rappelons-le, seuls 3 résultats comptent se livra à une fantaisie, un caprice que l'on pourrait qualifier d'enfant gâté. Fautif sur le premier obstacle, il ne la retint pas au milieu du parcours et la provoqua bien inutilement sur le dernier.

Pour les " Bleus", Nina Mallevaey survola le sujet avec Dynastie de Beaufour (Diamant de Semilly) née chez Eric Levallois à Beaufour-Druval dans le Calvados. Olivier Perreau fut pénalisé de 4 points avec Dorai d'Aiguilly ( Kannan) née dans son élevage de Vougy dans la Loire. Antoine Ermann montait Floyd des Prés (Vigo Cécé) né chez Arnaud Bazire à La Bloutière, près de Villedieu les Poêles dans la Manche. Son point de pénalité pour dépassement de temps n'eut pas de conséquence finale. Il aurait pu. Julien Epaillard présentait Fringan de Vesquerie ( Mylord Carthago*HN) né chez Jérôme Coulombier and family à Sartilly dans la Manche ..itou. Un sans faute bien cadré conforta les espoirs de notre équipe, elle bien encadrée par Edouard Couperie dont les analyses et les projections s'avèrent perspicaces de sortie en sortie.

A l'issue de cette première manche disputée sur un parcours fluide et esthétiquement très agréable à suivre mais qualifiée pour autant de "plan-plan", c'est un peu le principe de l'exercice ; en première manche on arme, en seconde manche on fait feu, l'Allemagne était à zéro comme la Grande Bretagne composée de : 3 jeunes, Jessica Mendoza, Joseph Stockdale, Harry Charles, le seul fautif et le seigneur Scott Brash.

Surprenant! Les Américains et les Italiens, avec des scores respectifs de 12 et 30 points restèrent à quai pour la seconde manche.
On danse sur une autre musique

C'est donc dans l'ordre inverse du classement que les 8 équipes restantes s'élancèrent. Les Irlandais, pénalisés de 9 points, par ailleurs, à plusieurs reprises vainqueurs de l'épreuve, se mirent en mode revanche. Finalement, Darragh Kenny/Eddy Blue, Bertram Allen/Qonquest de Rigo, Cian O'Connor/Chatolinue PS, auteurs de 3 parcours sans faute, dispensèrent Shane Sweetnam/James Kann Cruz de partir. Au terme de cet édifiant sursaut, une 3ème place sur le podium. A l'inverse, les Suédois et les Saoudiens sombrèrent alors que les Belges et les Suisses pas très inspirés à l'exception de Pieter Devos auteur de l'un des, seulement, 4 doubles sans faute, avec la géniale Casual DV Z, se maintinrent au coeur du peloton. Les Britanniques ne furent pas davantage à la fête avec un score de 12 points qui les relégua à la 4ème place.

La victoire se résuma au fur et à mesure en un duel Allemagne / France. Nina Mallevaey vs André Thieme 4/0, Olivier Perreau vs Sophie Hinners 0/0, Antoine Ermann vs Daniel Deusser 0/4. Restaient Julien Epaillard vs Richard Vogel. Le Français sans faute, il fallait que l'Allemand le soit aussi pour que son équipe l'emporte. Avec 1 point de temps dépassé on barrait. Le Français sans faute, l'Allemand fautif à davantage, les Bleus gagnaient.

Julien Epaillard, sans entrer dans le détail, ce serait inutile, il n'en fit pas avec un Fringan de Vesquerie le jamais aussi bien nommé. Vogel savait à quoi s'en tenir. Roger-Yves Bost, à nos côtés en sortie de piste ne manqua pas de s'exprimer dès que le couple champion d'Europe s'élança: " Il part comme pour un barème C, il enlève une foulée partout. Attention la dernière ligne, il ne va pas pouvoir sauver la palanque" . A peine dit que : "le sabot passa si près que la palanque tomba".
Le public, en même temps, s'enflamma.
Et s'il fallait convoquer et un peu plagier Victor Hugo on ajouterait : Et l'on vit de la flamme aux yeux des jeunes gens mais dans ceux des plus vieux on vit de la lumière" !










