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NORMANDIE

lundi 20 janvier 2020

SHF   TOP 100 2019  - PONEYS

Mathieu Laisney double la mise

Meilleur cavalier de jeunes poneys en 2018, Mathieu récidive en 2019. Aude Bennoin et Nicolas Lebourgeois complètent un podium 100% manchois

 

Agent des Haras nationaux pendant une bonne dizaine d’années, Mathieu Laisney, après 3 années passées dans la structure de France Etalons mais encore sous le costume IFCE décide, début 2017, de quitter l’administration.

Il roule alors pour son propre compte en louant des boxes dans une écurie du Haras national de Saint- Lô, cela dans le cadre de la pépinière d’entreprise. Victime de l’incendie de l’été 2019, il a pu être relogé dans l’écurie N°2 ainsi que dans celle de la Forge et continuer son activité normalement.

Secondé par sa compagne Claire Lemerre qui conduit par ailleurs, dans sa ferme proche de Balleroy, une autre activité équestre basée sur la pension de juments pur-sang mais aussi de chevaux de sport, il rétribue un jeune cavalier soigneur, formé à la MFR de Balleroy.

Une équipe nécessaire pour entretenir une écurie de plus de 25 sujets partagés entre trois quarts de poneys et un quart de chevaux. Tous de 4 à 6 ans : « Il s’agit en majorité d’étalons qui à 7 ans son confiés pour la compétition à des jeunes » précise Mathieu.

Une référence nationale : Champion des 6 ans, 3ème des 5 ans et 5ème des 4 ans

Si un certain nombre de ses pensionnaires sont normands, une majorité vient des Hauts de France, de l’Est mais aussi d’autres régions.

Donna Regina de Twin Championne des 6 ans

Déjà « Elite » à 4 et 5 ans, Donna Regina est une fille de Meeping Cha de Florys (PFS) née chez Mme Savina Blot Dollfus à Athis Val de Rouvre dans l’Orne. Elle fut acquise à 3 ans par Mme Ingrid Delaitre à Bourvil (76). La championne sera exploitée par une cavalière du sud.

Etat d’âme d’Odival

Champion des 4 ans, 3ème de la génération des 5 ans et « Elite », c’est un fils de Vito de Blonde (PFS) et d’une mère cheval de sport belge aux origines de laquelle se mêlent les sangs hanovrien et arabe. Il est né chez M. Pascal Sauvage à Nogent en Haute Marne à qui il appartient. Nogent, siège des Forges de Courcelles, pas étonnant que les d’Odival soient des fines lames.

Frenchcornet d’Odival

Cinquième de la génération des 4 ans, Frenchcornet né chez le même Pascal Sauvage, est un fils de Cornet Obolensky et d’une mère PFS par Cap de B’néville SF né, est-il utile de le rappeler chez Jean-Baptiste Thiébot.

 

 

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NORMANDIE

dimanche 19 janvier 2020

TOP  100  SHF

Les Normands, la Manche et Saint-Lô  dominateurs

Chaque année la SHF maison mère en charge de l’organisation des concours d’élevage des jeunes chevaux, publie son palmarès.

Comme à l’accoutumée, les éleveurs et les propriétaires normands se taillent globalement la part du lion. Ils occupent souvent, outre la 1ère place, la moitié du top 10. Ce n’est, en revanche pas toujours le cas pour les cavaliers. En 2019 pour les jeunes chevaux ils sont 5 dont les deux premières places.

Deux Manchois meilleurs cavaliers de jeunes chevaux

  1er Alexis Gourdin                       

 

Avec 23400€ de gains, le cavalier du Haras de Couvains a atteint l’objectif qu’il s’était fixé. C’est en selle sur Fighter Semilly, 3ème des 4 ans et surtout le phénomène Ekano DKS, Champion des 5 ans que le Normand d’adoption a scellé son succès.

 

  2ème Sébastien Tence

 

 

Sébastien est désormais une référence dans la formation des jeunes chevaux. Troisième en 2017, il gagne une place grâce aux performances d’El Diarado d’Euskadi, Emir du Chanu, Diancaise du Bidou. Son compte SHF est créditeur de 21498 €.

Faustine Laferrerie, cavalière au Haras d'Authuit est 4ème, François-Xavier Boudant occupe la 5ème place et Audrey Paris la 8ème

Les Propriétaires

Richard Levallois se détache à la première place avec 38741€  pour 38 chevaux. Le Haras d'Authuit est 4ème avec 16583€ et 17 chevaux, Denis Hubert 6ème avec 12956€ et 22 chevaux, le Haras d'Elle 8ème avec 11196€ et 29 chevaux, suivi d'Eric Levallois avec 10849 € et 31 chevaux alors que Fabrice Paris complète le top 10 avec 10823€ et 20 chevaux. Soit 6 éleveurs normands dont 4 saint-lois.

Pour ce qui est des naisseurs, Richard Levallois est 2ème, Fabrice Paris 3ème Eric Levallois 7ème, le Haras d'Elle 8ème et Denis Hubert 10ème . On peut dire qu'ils sont tous saint-lois.

 

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SAINT-LO

samedi 18 janvier 2020

 

Le Pôle Hippique de Saint-Lô

Une ambition mondiale légitime

 

 

Le Normand l’a dans ses gênes. Il éprouve, de par son tempérament « excessivement » raisonnable, des difficultés à mettre en évidence son savoir-faire. C’est peut-être davantage prégnant dans la Manche.

 Et pourtant !

Avec le Haras national de Saint-Lô, il possède un joyau du patrimoine. Joyau porte-drapeau de perles que sont les chevaux de sport qui depuis plus d’un demi-siècle brillent au firmament de l’élite mondiale. Aujourd’hui, depuis son rachat par les collectivités territoriales, il constitue avec le Centre de Promotion de l’Elevage et le Centre équestre, un ensemble dont la montée en puissance -ceux qui sillonnent le monde le savent- apporte dans le domaine équin, ce qui fait avec le Mont Saint-Michel, les plages du débarquement etc.., globalement de la Normandie, la Région française la plus citée.

Yann Adam, Directeur du Pôle, en nous dressant le bilan de l’année 2019 et les perspectives pour 2020, ne fait que renforcer cette dynamique.

Après un Salon des Etalons qui avait accueilli un nombre record de chevaux, des événements très variés ont occupé le site avec même un gala de boxe. Au titre des grands événements équestres, le Normandie Horse Show raccourci a donné toute satisfaction : « Nous avions quelques inquiétudes, après l’effet 30ème anniversaire mais l’événement a parfaitement joué son rôle commercial et populaire. La soirée du samedi et le succès d’un cavalier saint-lois dans le GP du CSI3* ont assuré un final grandiose » souligne Y. Adam. Le Meeting d’Automne, manifestation finale d’un mois d’octobre très dense et malgré la disparition du championnat des étalons, a conservé son aura. Le Championnat de France d’Attelage qui entamait ce marathon a été à la fois très apprécié des meneurs et du public qui a pu découvrir différemment l’ensemble du site. Enfin, après le concours réussi de l’AEC et le championnat de Normandie des 3 ans qui rassemblait, exception normande, 300 chevaux, le testage des étalons a permis de conclure l’année sous une note très encourageante.

En ce qui concerne les équipements, la nouvelle carrière de détente, a parfaitement joué son rôle en assurant, sur le site, un flux des professionnels parfaitement adapté.

 

2020 – Un Championnat du Monde et un CSI4*

Mais avant cela, Yann Adam attire l’attention sur les salons professionnels de Février : « Le 7 février, organisé par le Conseil des Chevaux le salon du Trot en Normandie franchit une étape. Le Salon des Etalons de Sport mis sur pied conjointement par le Pôle Hippique et le Stud-Book SF va se dérouler sur 3 jours, du 21 au 23 février. Le premier jour sera consacré au Championnat de France des 3 ans. Pour les deux autres, avec un nombre d’exposants croissant, nous avons poussé les murs en installant une tente à l’extérieur, cela avec toutes les facilités d’accès et de commodités » précise Y. Adam en ajoutant qu’avant le réputé Poneys sous les Pommiers, l’AEC organisera ses deux concours entre lesquels s’inséreront les 3 journées SHF pour les jeunes chevaux.

 

Le NHS, selon un programme bien rôdé se déroulera du 3 au 9 août pour sa partie traditionnelle et sera prolongé du 17 au 22 août par le Championnat du Monde de Horse-Ball : « Les engagements sont quasiment terminés. Nous en sommes à 14 nations dont le Japon et le Mexique soit environ 300 chevaux » note Y. Adam. En Octobre le Meeting d’Automne sera articulé autour du Grand Indoor et fait nouveau du concours international qui passe de 3 à 4 étoiles.

En novembre, après le concours de l’AEC auquel se joint le Championnat de Normandie des 3 ans, le Stud-Book SF dans une cohérence qui semble aboutie organisera les qualifications des étalons suivies du testage, les deux premières étapes qui conduisent au salon de 2021.

 

 

En ce qui concerne les équipements, l’effort va porter essentiellement sur l’élargissement de 6 m de la grande carrière. Les travaux débuteront immédiatement après le Horse-Ball. Le jury et la presse seront logés en bout. Dans le même temps, la petite partie de détente qui jouxte la nouvelle carrière inaugurée en 2019, sera transformée en parking avec accès Avenue de Paris. Par ailleurs, après enlèvement de dispositif d’arrosage, l’éclairage du CPE va être totalement renouvelé et le sol rechargé. Enfin, le bâtiment en dur pour accueillir la restauration, qui était envisagé pour 2020 est reporté en 2021, tout comme le prolongement de la grande tribune pour en particulier favoriser l’accès des personnes à mobilité réduite.

Autant d’événements organisés dans des installations en adéquation avec l’ampleur qu’ils prennent pour que, comme nous le mettons en exergue, le Pôle Hippique de Saint-Lô soit à la hauteur de ses ambitions et mérite sa notoriété croissante.